Qui n’a jamais utilisé un surligneur ? S’il y a peut-être une chose à éviter de faire, c’est de trop surligner. Et à force de tout surligner, le surlignage peut perdre de son intérêt.
Je me suis longtemps demandé comment je pouvais faire en sorte de surligner tout en évitant d’en abuser.
Dans cet article, je vous propose quelques réflexions et conseils personnels pour utiliser au mieux un surligneur !
Comment bien surligner ?
Pour ceux et celles qui n’ont jamais surligné : surligner, c’est mettre en avant une information qui nous semble importante à retenir. On utilise ainsi un surligneur coloré pour mettre cette information en avant.
Si l’on prend l’exemple d’une leçon écrite et que la majorité de ce qui est écrit nous semble important, y’a-t-il un intérêt de surligner les trois quarts de la leçon au risque de voir la quasi totalité de la leçon surlignée ?
→ Personnellement, ce n’est pas quelque chose que je ferais.
Selon moi, avant de dégainer rapidement son surligneur après une première lecture, il doit y avoir un temps de réflexion court et pertinent qui permet de décider ou non si l’on surligne.
Comment savoir ce qui est important ?
Surligner, c’est mettre en avant ce qui est important.
→ Mais qu’est-ce qui est important, alors ?
Vous avez peut-être déjà été amené à :
- Surligner des règles ou des formules que ce soit en sciences, en mathématiques, en sciences politiques, en français… ;
- Surligner du vocabulaire en ce qui concerne l’apprentissage des langues étrangères ;
- Surligner des passages de récits littéraires.
En fonction du type d’information, l’utilisation du surligneur est variable.
Exemple : le code de la route
Voici un texte assez court sur le code de la route.
Laissez-moi vous poser une question : après avoir lu ce texte court sur le code de la route, que faut-il surligner ?
| Le code de la route |
| Le Code de la route permet d’assurer la sécurité de tous les usagers. Pour conduire correctement, il faut adapter sa vitesse aux conditions de circulation et garder une distance suffisante avec le véhicule devant soi. La fatigue, l’alcool, les drogues et le téléphone peuvent diminuer l’attention et augmenter les risques d’accident. Il faut aussi respecter les panneaux, les priorités et être particulièrement vigilant envers les piétons et les cyclistes. Enfin, une bonne conduite consiste à rester attentif, prudent et à anticiper les dangers. |
→ Ma réponse ? Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise réponse.
Personnellement, j’aurais pu surligner ce passage : « anticiper les dangers » ou encore « adapter sa vitesse ».
Le surlignage reste avant tout assez subjectif : on se base sur notre propre jugement et notre propre degré d’importance.
Par contre, s’il y a bien une chose que je n’aurais pas faite, c’est de surligner les 3/4 du texte : trop de surlignage tue le surlignage. Autre chose que j’éviterais : surligner une phrase entière.
→ Selon moi, le surlignage se joue dans les détails, avec les mots.
Dans les passages que j’aurais souligné, ils contiendraient toujours des verbes, pour mettre ainsi une action importante en lumière : « anticiper les dangers » / « adapter sa vitesse […] ».
Si l’on reprend la seconde phrase complète du texte : « Pour conduire correctement, il faut adapter sa vitesse aux conditions de circulation et garder une distance suffisante avec le véhicule devant soi », je ne surlignerais pas la phrase entière. Elle est trop longue et il y a trop de mots sans intérêt pour le surlignage.
Il me semble ainsi inutile de surligner « Pour conduire correctement, il faut » / « aux conditions de circulation » / « et » / « avec le véhicule devant soi ».
Surligner avec une seule couleur ou plusieurs couleurs ?
Pour des raisons diverses, certains n’utilisent qu’une seule couleur de surligneur tandis que d’autres en utilisent plusieurs. Là ou je souhaite mettre l’accent, c’est sur l’utilisation du surligneur avec plusieurs couleurs.
Si l’on reprend le texte précédent sur le code de la route, utiliseriez vous plusieurs couleurs pour surligner ?
Certains d’entre vous n’y verront aucun intérêt et n’utiliseront qu’un seul surligneur d’une même couleur tandis que d’autres utiliseraient peut-être au moins deux couleurs.
→ L’avantage d’utiliser plusieurs couleurs de surligneurs, c’est de pouvoir faire un tri, un classement et une distinction des informations.
En disant cela j’aurais pu par exemple utiliser trois couleurs de surligneurs pour distinguer trois degrés d’informations :
- En vert, une information importante à retenir ;
- En jaune, une information plus importante à retenir ;
- En orange, une information très importante à retenir.
Autrement dit, je mettrais un effort de mémorisation et de compréhension intense pour les informations surlignés en orange sans pour autant négliger les informations surlignés en jaune et en vert.
Les surligneurs effaçables : pratique ?
Depuis quelque temps, les surligneurs effaçables ont fait leur apparition : un objet marketing plus que pratique ?
Avec un surligneur classique, s’il y a bien un inconvénient, c’est de ne pas pouvoir corriger ou effacer ce que l’on surligne, que l’on se soit raté sur le mouvement ou que l’on juge que le surlignage n’est finalement pas intéressant.
Toutefois, avec les surligneurs effaçables, ça change la donne.
→ Au-delà de pouvoir effacer, ça donne selon moi d’autres possibilités d’exploiter le surligneur.
Comme vous le savez, à moins que ce ne soit la première fois que vous arriviez sur ce site (et je vous souhaite la bienvenue), je passe une partie de mon temps à étudier les langues étrangères avec différents supports.
Par exemple, quand je lis un texte dans une langue étrangère, j’utilise les surligneurs effaçables avec plusieurs couleurs.
Mon principal objectif ? Surligner de nouveaux mots, des phrases, des expressions utiles à retenir pour le vocabulaire du quotidien.
Exemple d’utilisation des surligneurs effaçables
Voici mon propre exemple d’utilisation des surligneurs effaçables avec plusieurs couleurs.

Voici un extrait d’un texte anglais où j’ai utilisé différents couleurs de surligneurs effaçables :
- En violet, j’ai surligné les mots que je ne comprenais pas utiles à retenir après vérification du sens : purpose, submit, assignment.
- En jaune, j’ai surligné un mot différent d’un mot classique dont je ne connaissais pas du tout le sens : ici l’acronyme MBA.
- En vert, j’ai surligné les expressions ou les groupes de mots inconnus qui me semblent utiles à dire à l’oral au quotidien « and so on », « first of all ».
Ce qui est intéressant selon moi, c’est de revenir quelques jours plus tard sur ce même texte, de relire et de constater si j’ai toujours du mal ou non avec les mots surlignés. Si je comprends : j’efface le surlignage. Si je ne comprends pas : je laisse le surlignage.
En fait ici, je suis dans cette optique de me dire : si je surligne, je dois utiliser le moins de surlignage possible pour ne pas que mon texte se transforme en coloriage. Autrement dit : moins il y en a, mieux c’est ; s’il y en a pas du tout, c’est que j’ai « tout compris ».
→ Autrement dit, le fait d’effacer le surlignage est un indicateur de ce que j’ai assimilé ou non.
Sur une réflexion complètement différente, j’aurais pu également n’utiliser qu’un seul surligneur effaçable, mais le fait de pouvoir classer les types de mots est quelque chose de plus « naturel » pour moi ; d’où le fait d’utiliser plusieurs couleurs.
Les surligneurs que j’utilise et quelques conseils
Pour ma part, j’utilise les surligneurs effaçables de la marque Pilot et des surligneurs Stabilo.
Je les laisse ici pour ceux que ça intéresse :
Je ne peux que vous conseiller de faire attention aux liquides (feuilles mouillées, eau…) et d’effacer tranquillement sans appuyer au risque d’abîmer le support.
Si vous utilisez pour la première fois un surligneur effaçable, faites plusieurs tests de surlignages courts sur du papier vierge, sur un mot écrit au stylo ou une feuille de texte imprimée.
→ Je vous avoue que lorsqu’on passe à des surligneurs effaçables, c’est dur de revenir à du surligneur classique, car on sait qu’on peut « se tromper » et se corriger.
Parmi les autres conseils : je déconseille fortement d’effacer une trace de surligneur qui n’est pas effaçable. Non seulement ça peut abimer l’effaceur du surligneur mais celui-ci risque de se retrouver tâché et de laisser alors des traces de couleur lorsque vous utiliserez à nouveau l’effaceur. Pas top.
J’ajoute que personnellement, j’utilise un effaceur pour la couleur qui lui correspond : autrement dit, je n’utilise pas un seul effaceur pour effacer tous les différents couleurs de surlignages pour ne pas risquer de tâcher l’effaceur avec plusieurs couleurs.
Comment bien surligner ? À retenir
- Il faudrait dans un premier temps déterminer un degré d’importance des informations. Quelle sont les éléments importants à mettre en avant et qui méritent d’être surlignées ? Quelles sont les éléments dont je n’ai pas besoin de surligner ?
- Je déconseille de surligner une phrase entière (ou plus) SAUF si c’est vraiment pertinent ! (Exemple : citation, vérité générale, etc…)
- Utiliser plusieurs couleurs de surligneurs permet un tri, un classement et une distinction des informations.
- On peut se prendre la tête sur ce qu’il faut surligner car beaucoup de choses paraissent importantes, mais peut-être que dans certains cas, la meilleure chose est de peu voire pas surligner… ?
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